Ecrire, publier, transmettre la mémoire des révoltes et révolution – Caen, 21/10/2011

Écrire, publier, transmettre la mémoire des révoltes et révolutions, XVe-début du XVIIIe siècle

Caen (14000) – Université de Caen (MRSH), 21 october 2011

Call for Papers

Les propositions de communications sont à envoyer avant le 30 mai 2011 à stephane.haffemayer@free.fr

La permanence de révoltes et de révolutions souligne l’importance des réflexions sur leur ancrage dans les mémoires collectives. Cette journée d’études se propose d’aborder la question de l’écriture de l’histoire des révoltes et des révolutions entre le XVe et l’orée du XVIIIe siècle. Il existe un fonds très important d’imprimés traitant des révolutions entre la fin du Moyen Âge et le XVIIIe siècle. Comment interroger ce type de source ? En s’arrêtant au début du XVIIIe siècle, cette journée souhaite éviter le risque de lectures téléologiques, déjà très présentes dans l’historiographie des révoltes et des révolutions. Les discours sur les révoltes et sur les contestations politiques, les représentations des ruptures historiques et de leur devenir, les stratégies d’écriture, de publication et de transmission d’une mémoire collective sur ces mouvements sont quelques-uns des thèmes, non exhaustifs, que les communications de cette journée pourront aborder.

Enti Organizzatori: Université de Caen Basse-Normandie; Centre de Recherches en Histoire Quantitative CRHQ

Info e Programma: www.crhq.cnrs.fr/_index.php?page=agenda/colloques&suite#21102011

 

Annonce

La permanence de révoltes et de révolutions souligne l’importance des réflexions sur leur ancrage dans les mémoires collectives. Une journée d’étude est organisée par l’axe Cultures et Politiques du CRHQ-UMR 6583 CNRS (Université de Caen Basse-Normandie) qui se propose d’étudier leur inscription dans l’histoire. Cette journée s’inscrit dans un projet d’ensemble qui porte sur les modalités d’expression et de construction culturelles des soulèvements populaires pendant l’Ancien Régime en Europe, avant la Révolution française.

Au moins depuis la fin du XIVe siècle, les disjonctions entre les sociétés d’Ancien Régime et les pouvoirs politiques princiers se sont traduites par des manifestations politiques et des productions propres de nature littéraire (pamphlets, satire, libelles…), iconographique (caricature, gravure…), musicale (chanson, opéra, danse…) et mémorielle (mémoires et histoire d’exilés, effacements des mémoires…). Pour comprendre les soubresauts des sociétés occidentales jusqu’à l’orée du XVIIIe siècle, l’objectif est de travailler sur ces productions, alors même que l’analyse de ces manifestations de révolte a longtemps été présentée comme difficile à cause du manque de sources provenant des principaux acteurs, issus du peuple, et de l’analphabétisme dominant. Néanmoins, de telles sources existent mais elles demeurent employées principalement dans le cadre de recherches monographiques, à l’échelle locale ou nationale, ce qui en limite la portée. Cette journée souhaite pouvoir confronter les écritures des révoltes dans le cadre des sociétés d’Ancien Régime et dans l’espace européen car, en dépit d’un analphabétisme répandu, l’hypothèse d’un ciment culturel commun, qui structurerait les diverses communautés et orienterait les prises de décisions politiques, se trouve formulée. De ce fait, les productions intellectuelles conçues lors des révoltes et des révolutions, et celles qui leur succèdent, constituent les éléments propres d’une construction politique. Les études récentes sur la littérature et l’usage social de l’écrit démontrent que l’analphabétisme n’invalide pas le recours massif aux textes.

Dans cette perspective, la journée d’études se propose d’aborder la question de l’écriture de l’histoire des révoltes et des révolutions entre le XVe et l’orée du XVIIIe siècle. Un premier inventaire constitué sur la base de mots clés liés aux révoltes et révolutions a révélé l’existence d’un fonds très important d’imprimés traitant des révolutions entre la fin du Moyen Age et le XVIIIe siècle. Comment interroger ce type de source ? En s’arrêtant au début du XVIIIe siècle, cette journée souhaite éviter le risque de lectures téléologiques, déjà très présentes dans l’historiographie des révoltes et des révolutions. Les discours sur les révoltes et sur les contestations politiques, les représentations des ruptures historiques et de leur devenir, les stratégies d’écriture, de publication et de transmission d’une mémoire collective sur ces mouvements sont quelques-uns des thèmes, non exhaustifs, que les communications de cette journée pourront aborder.

 

Organisation: Alain Hugon, professeur d’histoire moderne; Stéphane Haffemayer, maître de conférences en histoire moderne, Université de Caen Basse-Normandie.

L’Axe Cultures et Politiques du CRHQ prendra en charge, sur demande, les frais de transport et d’hébergement.

E-mail: stephane.haffemayer@free.fr

Link Ente Organizzativo: www.crhq.cnrs.fr/_index.php?page=index&suite=